DES PRISONS…

Visite du fort du Portalet et 7e rencontre historique

Visite du fort du Portalet et 7e rencontre historique

Samedi matin, l’Écomusée de la Vallée d’Aspe et sa présidente, Marthe Clot, accueillaient un petit groupe d’historiens participant aux 7e rencontres du Fort du Portalet qui ont lieu chaque année à Urdos. De 10 heures à midi trente était prévue la visite privée du Fort, suivie d’un repas à l’Hôtel des Voyageurs, puis d’une conférence présidée par Christophe Lastécouères avec la participation de Denis Peschanski, Philippe Souleau et Claude Laharie. Le Fort du Portalet en bref Le fort du Portalet est situé dans le département […]



Trois détenus libérés de la prison militaire de Mauzac attendaient leur train respectif…

Trois détenus libérés de la prison militaire de Mauzac attendaient leur train respectif…

Dans la soirée du 20 janvier 1943, vers 20 h., j’étais au Buffet de la Gare de Le Buisson, en compagnie d’un informateur, lorsque mon attention a été attirée par des chuchotements provenant des dîneurs de passage, attablés dans la salle. Trois détenus libérés du camp de Mauzac, venaient d’entrer.  Ils attendaient leur train. Les chuchotements étaient motivés par leur aspect physique. En effet, ces jeunes gens avaient le visage cadavérique… Rapport de l’inspecteur Jean Créty adressé au chef des RG de Bergerac Le texte qui […]



Repli de la prison militaire de Bordeaux sur le camp de Gurs, le 30 juin 1940

Repli de la prison militaire de Bordeaux sur le camp de Gurs, le 30 juin 1940

L’installation du tribunal militaire de la 18e région à Oloron Ste-Marie entraîne le repli de la prison militaire de Bordeaux sur le camp de Gurs, le 30 juin 1940. Le transfert se fait en train, de la gare de Bordeaux Saint-Jean. 155 prisonniers sont au départ, 141 arrivent à destination. 2 évasions, dont une spectaculaire en gare d’Orthez, émaillent le voyage. Le récit de ces événements rapporté par le commissaire Soulié, rattaché au tribunal militaire d’Oloron Sainte-Marie, n’est pas dénué d’intérêt… « L’officier de Justice militaire […]



Prison du Cherche-Midi recherche annexe désespérément…

Prison du Cherche-Midi recherche annexe désespérément…

En juin 1940, les autorités d’occupation réquisitionnent la prison militaire du Cherche-Midi, désertée en raison de son repli vers le camp de Gurs. Pendant toute la durée de l’occupation, le Cherche-Midi est sous administration allemande. Le 1er novembre 1944, la prison passe à nouveau sous commandement français. En raison d’une surpopulation carcérale endémique, la création d’une annexe devient nécessaire. Deux sites semblent devoir s’imposer : le fort de Villeneuve Saint-Georges et la caserne des Tourelles. Au final, le choix se porte sur la maison d’arrêt de […]



 » La prison est moins dure que l’exil, car la prison c’est encore la terre de France « 

 » La prison est moins dure que l’exil, car la prison c’est encore la terre de France « 

Le 12 février 1890, pour être revenu dans son pays malgré la loi d’exil, le duc d’Orléans est jugé et condamné à une peine de deux ans de prison. Le 25 février, il est conduit à la maison centrale de Clairvaux et y reste écroué du 25 février au 4 juin 1890. Il y prononce ces mots restés célèbres : « La prison est moins dure que l’exil… Car la prison, c’est encore la terre de France ». Dans son édition du 1er mars 1890, le journal […]



« Les enfants maudits de la Petite Roquette » un reportage d’Henri Danjou (1929)

« Les enfants maudits de la Petite Roquette » un reportage d’Henri Danjou (1929)

Journaliste issu de l’école d’Albert Londres, Henri Danjou s’est lui aussi spécialisé dans la marginalité et sa répression : Place Maubert – Dans les bas-fonds de Paris chez Albin Michel en 1928 et surtout Enfants du malheur ! réédité à La Manufacture de livres en mars dernier. Cet ouvrage raconte la tournée du journaliste dans les divers bagnes d’enfants en France… Le 4 avril 1929, Henri Danjou (photo ci-dessous) publie dans le magazine Détective : Un jour à la Petite Roquette, reportage sur une prison que l’auteur […]



« Les responsables de la défaite écroués au Fort du Portalet » sur ordre de Pétain, le 16 octobre 1941

« Les responsables de la défaite écroués au Fort du Portalet » sur ordre de Pétain, le 16 octobre 1941

Investi des pleins pouvoirs par la loi constitutionnelle du 10 juillet 1940, Pétain s’octroie, dès le lendemain, le titre de Chef de l’État français. L’acte constitutionnel n° 5 du 30 juillet 1940, article 2, prévoit la création d’une Cour suprême de justice. Le 8 août 1940, il est décidé que cette cour siégera à Riom (Puy-de-Dôme). L’acte constitutionnel n° 7 du 27 janvier 1941 stipule, dans son article 3, que « dans le cas où l’un [des hauts fonctionnaires de l’État] viendrait à trahir les devoirs […]