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« Stolpersteine, présence juive en Alsace, devoir de mémoire » (actes du colloque…)

« Stolpersteine, présence juive en Alsace, devoir de mémoire » (actes du colloque…)

En France, rares sont ceux qui savent ce que sont les Stolpersteine (pluriel du mot allemand « Stolperstein », c’est-à-dire les pierres sur lesquelles on trébuche). Elles sont une création de l’artiste berlinois Gunter Demnig. La page d’accueil du site www.stolpersteine.eu présente un pavé enchâssé dans un trottoir, recouvert d’une plaque en laiton sur laquelle on peut lire ce texte gravé, traduit de l’allemand : PAVÉ MÉMORIEL / ICI HABITAIT 1933-1945 / UN PROJET ARTISTIQUE DE GUNTER DEMNIG POUR L’EUROPE / UN PROJET ARTISTIQUE QUI […]



Le « Camp nègre » de Mauzac

Le « Camp nègre » de Mauzac

Jusque dans les années soixante-dix, pour désigner le centre pénitentiaire de Mauzac, en Dordogne, on parlait tout simplement du « Camp ». On disait « travailler au Camp », et l’on précisait : « Camp Nord » ou « Camp Sud ». Il existait aussi un « Camp Maury », et même un « Camp nègre », aujourd’hui disparu, dont il ne reste pratiquement plus de traces dans la mémoire collective. Le projet de construction d’une annexe de la poudrerie de Bergerac est le point de départ de toute l’histoire des « camps de Mauzac ». S’il n’y […]



« La cité silencieuse, Strasbourg – Clairvivre (1939-1945) »

« La cité silencieuse, Strasbourg – Clairvivre (1939-1945) »

Le présent ouvrage de Christophe Woehrle a le grand mérite de nous faire revivre l’histoire oubliée de l’évacuation de 1939-1940, en s’attachant à une séquence plus méconnue encore : l’évacuation des Hospices civils de Strasbourg. Avec un soin particulier, le récit de l’auteur nous conduit à travers les péripéties du déménagement de l’hôpital vers la Dordogne, à Clairvivre plus précisément, une localité située à 50 kilomètres de Périgueux, qui a accueilli les Hospices civils de Strasbourg durant la période de l’évacuation.



« Prisonniers de guerre français dans l’industrie de guerre allemande (1940-1945) »

« Prisonniers de guerre français dans l’industrie de guerre allemande (1940-1945) »

Christophe Woehrle, docteur en histoire contemporaine de l’université de Bamberg, en Allemagne, est spécialiste de la captivité des prisonniers de guerre français lors de la Seconde Guerre mondiale. Il est l’auteur d’un livre paru en octobre 2019 aux éditions Secrets de Pays : « Prisonniers de guerre dans l’industrie de guerre allemande (1940-1945) ».



Antoine Marius Décugis, gracié en 1912 contre l’inoculation d’un sérum antipesteux

Antoine Marius Décugis, gracié en 1912 contre l’inoculation d’un sérum antipesteux

Le 18 décembre 1912, DÉCUGIS Antoine Marius est proposé pour la remise du reste de la peine de 40 ans de travaux forcés au bagne de la Nouvelle-Calédonie, prononcée contre lui le 12 décembre 1884, pour s’être prêté volontairement à une vaccination ayant pour but d’expérimenter un sérum antipesteux. Cette pratique était-elle courante au siècle dernier ? Était-il d’usage de proposer à des « bagnards » qui se porteraient volontaires en vue d’expérimentations médicales, une remise de tout ou partie de leurs peines… Décugis est-il le seul à avoir fait l’objet d’un tel marché ?



Liens croisés entre Émile Abadie, Edgar Degas, Émile Zola… et le bagne de La Nouvelle

Liens croisés entre Émile Abadie, Edgar Degas, Émile Zola… et le bagne de La Nouvelle

Émile Abadie fait partie de ces jeunes chefs de bandes parisiens qui, très jeunes, se sont élevés à l’école du crime. En 1879, il est engagé comme figurant avec Pierre Gille (dit Gilles) par le régisseur du Théâtre de l’Ambigu, boulevard Saint-Martin, pour jouer dans une adaptation de L’Assommoir d’Émile Zola « parce qu’ils incarnaient physiquement le milieu dégénéré décrit par Zola » (Camille Laurens, La Petite Danseuse de quatorze ans, éditions Stock, 2017). Abadie, un personnage haut en couleurs sombres ! Edgar Degas, Tête d’homme, […]



Le nouveau centre de détention de Mauzac : « Club Med » ?

Le nouveau centre de détention de Mauzac : « Club Med » ?

Le 19 juillet 2017, invité par Mme Caroline San-Nicolas, directrice du Centre de détention de Mauzac (Dordogne), l’architecte Christian Demonchy dresse le bilan de la « prison expérimentale », construite de 1984 à 1986. Revenant sur un projet initié il y a plus d’une trentaine d’années (1984-1986), il dresse un bilan très en demi-teinte de cette expérience engagée sous le mandat de Robert Badinter, alors garde des Sceaux.