RECHERCHES

Courageuse intervention de l’abbé Lopez en faveur du rabbin Ansbacher, interné à Gurs

Courageuse intervention de l’abbé Lopez en faveur du rabbin Ansbacher, interné à Gurs

Le 24 septembre 1942, au départ d’un convoi de Juifs du camp de Gurs, un homme manque à l’appel, il s’agit de l’Allemand Manfred BAUER. En dépit des recherches, il demeure introuvable. À la suite d’une dénonciation, il est finalement découvert, le 20 octobre 1942, caché dans un réduit du dortoir occupé par le rabbin Leo ANSBACHER, qui est aussitôt accusé de complicité d’évasion. Son transfert vers un camp répressif est alors envisagé. L’abbé Jacques Lopez a connaissance de l’affaire. Avec courage, il plaide la [...]



Qui étaient les « tondues de Bordeaux » du 29 août 1944 ?

Qui étaient les « tondues de Bordeaux » du 29 août 1944 ?

Il y a quelques années de cela, alors que je travaillais sur « L’Épuration et les femmes en Dordogne » (article publié dans la revue d’Histoire Arkheia n° 17-18, 2006), je découvrais dans un lot de photographies de femmes tondues à Bergerac la photo de deux femmes tondues et dénudées, conduites je ne sais où par une foule excitée. Impossible de connaître l’identité de ces femmes, le lieu de la prise de vue et le sort qui leur a été réservé. Quand il s’agit d’évoquer la Libération, [...]



La 7e fresque de St-Sulpice la Pointe, enfin sortie de l’oubli

La 7e fresque de St-Sulpice la Pointe, enfin sortie de l’oubli

Le 22 janvier dernier, François Bordes, directeur des Archives municipales de Toulouse, m’annonçait qu’une exposition rétrospective sur l’œuvre photographique de Germaine Chaumel était en préparation, pour l’automne 2012. Il ajoutait : « C’est dans ce cadre que nous avons eu accès à l’ensemble des négatifs et des tirages conservés par la famille, d’abord avec la fille de Germaine, Paquerette, qui est malheureusement décédée en juillet 2010, puis avec sa petite fille, Pilar, depuis cette date, et j’ai le plaisir de vous annoncer que nous avons retrouvé [...]



La gestion des prisonniers de guerre allemands en Dordogne (1945-1948)

La gestion des prisonniers de guerre allemands en Dordogne (1945-1948)

  En août 1945, Maxime Roux, préfet de la Dordogne, fait distribuer une brochure relative à l’emploi des prisonniers de guerre allemands comme main-d’œuvre, sorte de vade-mecum à l’usage des maires de son département. Sur la page de couverture, on peut lire ceci : « Faites relever vos ruines par ceux qui en sont responsables, faites embellir vos cités par ceux qui voulaient les détruire, faites travailler les prisonniers ennemis… ». Le Colonel Joguet, chef du Service régional des prisonniers de guerre de l’Axe de [...]



Le dépôt de prisonniers de guerre de l’Axe n° 125 de Brantôme

Le dépôt de prisonniers de guerre de l’Axe n° 125 de Brantôme

Dans l’immédiate après-guerre, face à la difficile réorganisation des travaux agricoles et forestiers, à la nécessaire exploitation des mines et des carrières, ainsi qu’à la lente reconstruction des villages de Rouffignac, de Mouleydier et de Pressignac (incendiés par les nazis les 31 mars et 21 juin 1944), il devient évident que le département de la Dordogne manque de bras. Ce sont les prisonniers de guerre allemands qui vont pallier ce déficit de main-d’œuvre. Au début du mois de juillet 1945, le préfet de la Dordogne [...]



Noël 1947 au centre pénitentiaire de Mauzac… Poème de Camus :

Noël 1947 au centre pénitentiaire de Mauzac… Poème de Camus :

Originaire de Fécamp, Camus est écroué peu après la Libération. Il est sur le point de passer son troisième Noël en Dordogne, derrière les barbelés du centre pénitentiaire de Mauzac, ancienne prison militaire. Depuis quelques mois déjà, il a entrepris de consigner ses pensées sous forme de poèmes dans un carnet qu’il destine à ses parents, Madeleine et Gaston Camus, à sa femme, Madeleine Camus et à leurs enfants, Janine et Yves. « Noël » est l’un de ces poèmes. Ce texte, d’une grande candeur mêlée de [...]



L’inconnu de la prison du Cherche-Midi fusillé au Mont-Valérien

L’inconnu de la prison du Cherche-Midi fusillé au Mont-Valérien

Au soir du 14 décembre 1941, dans une cellule de la prison militaire du Cherche-Midi, un condamné à mort rédige une lettre d’adieu dans laquelle il fait connaître aux siens ses dernières volontés. Ils seront des dizaines comme lui, fusillés le lendemain matin comme otages, au Mont-Valérien. Cette lettre, récemment exhumée, porte pour seule signature la lettre « R », initiale vraisemblable du prénom. Qui est cet homme ? Chronique d’une recherche aboutie… Texte intégral de la lettre du fusillé « R » Prison du Cherche-Midi, Paris le 14/12/41, 10 [...]