DES PRISONS…

Les prisons militaires au XXe siècle entre temps de guerre et temps de paix

Les prisons militaires au XXe siècle entre temps de guerre et temps de paix

Au tout début du XXe siècle, on comptait en France et en Algérie vingt-neuf prisons militaires, une par siège de conseil de guerre, avec en outre trois établissements à Fort-Gassion (Aire-sur-la-Lys), Toulon et Collioure. Deux pénitenciers militaires existaient encore en métropole, à Bicêtre et Albertville (puis Avignon), les autres étant situés à Douéra (département d’Alger), Bône (département de Constantine) et Aïn-el-Adjard (département d’Oran). Le décret du 25 octobre 1947 supprima à la date du 30 novembre suivant les prisons militaires de métropole… Regard sur l’organisation […]



Le prisonnier au masque d’étoffe de la prison d’Étampes

Le prisonnier au masque d’étoffe de la prison d’Étampes

« L’administration a autorisé les détenus à se couvrir la tête d’une sorte de capuchon pour aller de leur cellule à leur préau. Ce capuchon est fixé au collet du vêtement par une large bande de toile blanche. Il est d’une ampleur telle qu’il peut, au gré du détenu, ou s’abaisser de façon à couvrir le visage en entier, ou se rejeter en arrière en dégageant la tête. Il est d’une étoffe gris clair, et d’un tissu assez transparent pour permettre à celui qui le porte […]



La maison de justice militaire de l’hôtel des Conseils de guerre, rue du Cherche-Midi

La maison de justice militaire de l’hôtel des Conseils de guerre, rue du Cherche-Midi

Dans la rue du Cherche-Midi, à Paris, deux prisons militaires ont fonctionné en vis-à-vis, l’une au n° 37, de 1841 à 1907, l’autre au n° 38, de 1851 à 1947. La première, située dans une aile de l’hôtel des Conseils de guerre, était une maison de justice militaire. La seconde, plus connue, était une maison d’arrêt et de correction militaire. Les deux prisons vont coexister pendant cinquante-six ans, de 1851 à 1907… Plus d’un siècle d’histoire de la justice militaire de la place de Paris s’écoule ainsi, […]



Le quartier des nourrices de la prison Saint-Lazare en 1902

Le quartier des nourrices de la prison Saint-Lazare en 1902

En 1902, l’hebdomadaire L’Illustration réalise un reportage sur la prison Saint-Lazare, située au 107 de la rue du Faubourg-Saint-Denis, à Paris 10e, « destinée à une disparition prochaine ». Plusieurs articles paraissent dont un, le 26 avril 1902, se félicitant du fait que l’on ait accordé l’autorisation aux détenues mères de conserver auprès d’elles leurs enfants en bas âge… La prison sera finalement fermée en juillet 1932. Elle sera démolie entre 1935 et 1940. Texte de l’édition du 26 avril 1902 du journal L’Illustration : « Notre précédent […]



La mutinerie du 11 juin 1944 à la Maison centrale de Poissy

La mutinerie du 11 juin 1944 à la Maison centrale de Poissy

La mutinerie du 11 juin 1944 à la Maison centrale de Poissy s’est soldée par deux morts et deux blessés. Elle est à l’origine de la Note du 6 juillet 1944 pour M. Clemoz, secrétaire général au maintien de l’ordre à Vichy : « Il semble urgent de faire une note aux Préfets leur interdisant de faire ouvrir les portes des prisons sous quelque prétexte que ce soit même sous des bombardements violents. Il y a de multiples exemples ou des Sous-Préfets ont perdu tout leur sang-froid […]



Un surveillant de la prison militaire de Nantes révolvérise un détenu

Un surveillant de la prison militaire de Nantes révolvérise un détenu

Le chapitre 7 de Pratique de la prison – Du bon usage des règles pénitentiaires internationales (PRI – 1997) énonce la règle 54/3 en ces termes : « Sauf circonstances spéciales, les agents qui assurent un service les mettant en contact direct avec les détenus ne doivent pas être armés. Par ailleurs on ne doit jamais confier une arme à un membre du personnel sans que celui-ci ait été entraîné à son maniement. » Qu’en était-il au tout début du XXe siècle, dans les prisons militaires ? […]



Les noces de Jean Bricou, anarchiste, à la prison de la Santé en juillet 1893

Les noces de Jean Bricou, anarchiste, à la prison de la Santé en juillet 1893

« Un mariage peu banal », ainsi titrait le journal cannois Le Littoral du 23 juin 1893 : « Un mariage peu banal va être célébré, ces jours-ci, à la chapelle de la prison de la Santé, à Paris. C’est celui de Bricou qui fut, on s’en souvient, condamné à vingt ans de travaux forcés par la Cour d’assises de la Seine, pour participation dans l’explosion du restaurant Véry. Bricou attendait au dépôt de l’île d’Oléron son embarquement pour la Nouvelle-Calédonie ; mais sa demande […]