Des Soviétiques en Périgord en 1945 : « le camp de Creysse » (janvier – août 1945)

Peintre réalisant des portraits de Staline et de Lénine au camp de Creysse, en Dordogne (1945)

La mémoire locale oublie parfois certains épisodes de son histoire. C’est le cas avec l’occupation par des ressortissants soviétiques d’un camp situé sur la commune de Creysse, près de Bergerac, en 1945.

Grâce à Michel Lecat qui nous a confié une série de photographies inédites prises par son grand-père, Robert Bondier et son grand-oncle, Léon Bondier, nous avons désormais un témoignage visuel de la vie de ce camp et de ses occupants.

Naissance du camp de Creysse

Au début de l’année 1945, un îlot de baraquements rattaché à la Poudrerie de Bergerac est réquisitionné pour recevoir des Soviétiques libérés des camps de travail par les troupes alliées au fur et à mesure de leur progression vers l’Allemagne. Pour éviter l’encombrement des casernes nécessaires à l’hébergement des troupes, il est décidé de transférer ces personnes dans des camps à l’intérieur de la France. D’une capacité de 2 000 places, le camp de La Courtine (Creuse) est dédié à l’accueil des Soviétiques. Le camp de Creysse en reçoit quant à lui 1 500, dont trois cents femmes et une vingtaine d’enfants.

Entrée du "Camp russe de Creysse" situé à proximité de la Poudrerie de Bergerac, photo © Collection Bondier-Lecat.

Entrée du « Camp russe de Creysse » situé à proximité de la Poudrerie de Bergerac. Photo © Coll. Bondier-Lecat.

Le 18 janvier 1945, un premier convoi d’environ 1 600 Soviétiques, majoritairement des civils mais comprenant aussi une centaine de soldats arrive en gare de Bergerac.

Journal « Bergerac Libre » du 27 janvier 1945.

Journal « Bergerac Libre » du 27 janvier 1945.

Ils sont accompagnés par des militaires américains et des infirmières de la Croix-Rouge française. Ils viennent de Chalon-sur-Saône et ont été probablement libérés au Luxembourg, en Sarre ou en Belgique. En fait, ce n’est pas le convoi prévu pour le camp de Creysse… ils repartent donc dès le lendemain vers le camp de Souges, près de Bordeaux.

Fin janvier, un second convoi de 1 550 Soviétiques arrive. Déposés en gare de Libourne, ils auraient rejoint le camp de Creysse à pied. Des cars sont envoyés par le sous-préfet pour les femmes et les enfants. En nombre insuffisant, ils ramènent surtout les malades.

 

La gestion du camp

La gestion du camp relève du Ministère des Prisonniers, Déportés et Réfugiés. Des médecins militaires français (le Docteur Deiller, puis le Docteur Bibault) assistent le personnel sanitaire russe.

Tous ces camps sont ouverts à la hâte. Il faut donc organiser l’habillement, le ravitaillement, le chauffage de plusieurs milliers de personnes, dans des délais très courts. Il faut leur procurer vêtements, couvertures, vaisselle… car ils manquent de tout. La nourriture est fournie par les services du ravitaillement général et par l’intendance militaire, le lait, pour les besoins des enfants, par la mairie de Bergerac.

Une infirmerie est installée dans le camp avec du personnel soviétique (un médecin, une sage-femme, des infirmières) et l’hôpital militaire de Bergerac fournit 34 lits.

Pour le chauffage, une équipe est constituée afin d’exploiter une coupe de bois à Villamblard. Il faut aussi leur procurer le matériel et l’outillage pour mettre en place les activités de cordonnerie, de coiffure, de confection de vêtements, de menuiserie, comme le réclame le chef soviétique du camp.

Atelier de cordonnerie du camp de Creysse. Photo © Coll. Bondier-Lecat.

Atelier de cordonnerie du camp de Creysse. Photo © Coll. Bondier-Lecat.

Les besoins sont donc énormes et peuvent difficilement être satisfaits sur le plan local. Le 2 février, le Ministère des PDR promet l’envoi de 1 500 couvertures, 800 costumes d’hommes, 200 pour les femmes, 1 300 paires de chaussettes…

Une mission militaire française commandée par le capitaine Pomepuis est envoyée pour prendre en charge l’administration du camp en liaison avec le responsable soviétique. La situation semble s’être rapidement améliorée puisque elle est jugée satisfaisante le 21 février, suite à la visite d’un capitaine américain de la commission interalliée. Toutefois, cette inspection souligne encore des besoins urgents en savon et en matériel médical.

Inauguration du camp

En dépit de ces difficultés initiales, les Soviétiques sont bien accueillis et l’inauguration du camp en présence du Maire Maurice Moulinier, du Sous-Préfet Loupias, du Commandant Crosnier de la garnison de Bergerac et des représentants du PCF (Chaveroux), du FN (Razat), de la CGT (Robert), de France-URSS (Saux), du Comité des Femmes de France (Mlle Brousse) etc, se déroule dans un climat enthousiaste comme en témoigne une note des Renseignements Généraux (note de renseignements n°123-714, datée du 31 février 1945 ! (Comme chacun sait, le mois de février ne comportant pas trente et un jours, il faut lire janvier au lieu de février… on peut en déduire que l’inauguration a vraisemblablement eut lieu le dimanche 29 janvier). Après le discours du commandant soviétique du camp, Kowalov, le drapeau soviétique est hissé dans le ciel bergeracois.

Le sous-préfet présente les excuses des pouvoirs publics locaux prévenus tardivement de l’arrivée des Soviétiques et déclare : « En voyant monter les couleurs russes au mât, les couleurs de ce pays dont l’emblème est la faucille et le marteau, c’est-à-dire l’emblème du travail, j’ai pensé que les Russes et les Français doivent sous ce signe accomplir un effort fraternel et un travail commun pour relever leurs ruines afin que dans une Europe apaisée se réalise la prophétie du poète : “ République universelle, tu n’es encore qu’une étincelle, demain tu seras le soleil ” » (extrait du poème Lux in Les Châtiments, Victor Hugo).

Malheureusement, les photographies retrouvées par Michel Lecat n’ont pas fixé cette inauguration. Cependant, une première série de cinquante-huit clichés témoigne d’une autre manifestation ayant eu lieu quelques mois plus tard, à l’occasion du 1er mai 1945. Nous y retrouvons les mêmes officiels que lors de l’inauguration, auxquels s’ajoute le colonel Delcroix, commandant de la place d’armes.

Le 1er Mai 1945 au camp de Creysse

Dans son édition du 5 mai, le journal Bergerac Libre relate l’évènement : « Ce jour du 1er Mai, le camp est en fête. Les banderoles glorifiant l’Armée Rouge, le chef bien-aimé, le maréchal Staline, l’entente des peuples, la victoire sur le fascisme sanglant, ornent les portails, barrent les chemins. A l’intérieur du Camp, sur les deux côtés de la route, on peut admirer, fait dans du sable et avec du verre cassé, les têtes de Lénine et Staline, les phrases de bienvenue et les mots d’ordre. Les habitants du Camp sont joyeux, ils s’interpellent en se souhaitant le 1er Mai, comme nous nous souhaitons la nouvelle année. »

Les visiteurs sont accueillis à l’entrée du camp par un panneau en russe proclamant « Vive le 1er Mai journée internationale des travailleurs » encadré, d’un côté, par les emblèmes du marteau et de la faucille et de l’autre par une étoile ornée d’un portrait de Staline. Des drapeaux rouges complètent le portique. Sur les deux bâtiments latéraux sont fixés le portrait de Staline et celui de Lénine.


Les invités civils français se font photographiés à leur tour à l’entrée du camp de Creysse. Photo © Coll. Bondier-Lecat.

Poursuivons la journée avec le chroniqueur du journal Bergerac libre : « […] les invités ont assisté à un défilé impeccable des habitants du Camp, avec banderoles, mots d’ordre et grands tableaux du maréchal Staline, les femmes marchent crânement en rangs serrés. » Une tribune est édifiée où prennent place les militaires des deux nations et quelques civils.

Défilé du 1er mai 1945 au camp russe de Creysse. Photo © Coll. Bondier-Lecat

Défilé du 1er mai 1945 au camp russe de Creysse. Le portrait de Staline est en tête de cortège. Photo © Coll. Bondier-Lecat.

Suit la visite du camp : « Les baraquements sont d’une propreté impeccable, des rideaux blancs, des murs ornés de tableaux, des photos, des dessins et des mots d’ordre. A l’entrée de chaque baraque un journal mural avec des engagements d’émulation pour le 1er Mai, avec les textes des leçons du marxisme, apprises en semaine. »

On peut lire à gauche « Vive notre grande patrie » et à droite « Mort aux Allemands fascistes envahisseurs ». Photo © Coll. Bondier-Lecat

On peut lire à gauche « Vive notre grande patrie » et à droite « Mort aux Allemands fascistes envahisseurs ».
Photo © Coll. Bondier-Lecat.


Dortoir de femmes. Inscription à gauche : « Vive le premier maréchal J.V. Staline ! » et à droite « Vive la puissante Union Soviétique ! ». Photo © Coll. Bondier-Lecat.

Dortoir de femmes. Inscription à gauche : « Vive le premier maréchal J.V. Staline ! », à droite « Vive la puissante Union Soviétique ! ».
Photo © Coll. Bondier-Lecat.

Vient enfin le moment du repas auquel participent plusieurs centaines de convives : « A la table des officiels on remarquait M. le Sous-Préfet et Madame, le colonel Delcroix, le commandant Crosnier, Dr Gallais, M. Canal, Chaverou, du Parti Communiste ; Dartigue, du F.N. ; Mlle Brousse, de l’U.F.F., etc.., etc… ».

Le banquet offert à l'occasion de la fête du 1er mai. Photo © Coll. Bondier-Lecat.

Le banquet offert à l’occasion de la fête du 1er mai. Photo © Coll. Bondier-Lecat.


Banquet offert par les Soviétiques du camp de Creysse à l'occasion des fêtes du 1er Mai 1945. Photo © Coll. Bondier-Lecat.
 
Le sous-préfet, Maurice Loupias, saute en l'air sous les « hurrah ! », et le regard de Staline. Photo © Coll. Bondier-Lecat.
« Au cours du repas, les joyeux garçons et de solides jeunes filles, formant un rond lançaient plusieurs fois dans l’air aux cris répétés de : hurrah ! ceux qu’ils voulaient honorer. Cela fut d’abord le Commandant russe du camp et ses aides, et le vin blanc aidant, ils s’enhardirent pour honorer de cette façon originale même les invités. C’est comme ça que l’on a pu voir sauter dans l’air comme une crêpe, M. le Sous-Préfet, qui se prêta d’ailleurs de bonne grâce et sourire aux lèvres, le colonel Delcroix, Dr Gallais, Chaverou, le représentant de l’Armée Américaine, etc. » Et pour clôturer cette journée à la soviétique en Bergeracois, « le soir, un théâtre en plein air, les danses et les chants, malgré une température peu clémente, ont rassemblé tous les habitants du Camp. »

Le théâtre construit par les Russes surmonté d'une banderole où est inscrit « Vive l’amitié des peuples d'URSS. Photo © Coll. Bondier-Lecat.

Le théâtre surmonté d’une banderole où est inscrit : « Vive l’amitié des peuples d’URSS ! ». Photo © Coll. Bondier-Lecat.

Les frères Bondier reviennent faire un second reportage composé cette fois de cinquante-et-un clichés. Dans cette série de photographies, il s’agit de montrer les différentes et nombreuses activités des pensionnaires du camp. Ainsi, elles nous permettent de voir que les Soviétiques s’adonnent à des activités sportives (football, volley, gymnastique) artistiques (théâtre, chorale, orchestre…). Les activités ne se déroulent pas toujours entre Russes : une soirée franco-russe est prévue au camp le 14 février (a-t-elle eu lieu ?), une rencontre de football est organisée le 2 avril 1945, à Campréal (Bergerac), deux représentations sont données au camp par les exilés espagnols de l’Union Nationale Espagnole.

Une troupe de musiciens en répétition. Photo © Coll. Bondier-Lecat.

Une troupe de musiciens en répétition. Photo © Coll. Bondier-Lecat.


Une équipe de football arborant l'étoile rouge sur les maillots. Photo © Coll. Bondier-Lecat.

Une équipe de football arborant l’étoile rouge. Photo © Coll. Bondier-Lecat.


rencontre de football est organisée le 2 avril 1945, à Campréal (Bergerac). Photo © Coll. Bondier-Lecat.

Match de football opposant Soviétiques et Bergeracois, le 2 avril 1945, à Campréal. Photo © Coll. Bondier-Lecat.

Ils pratiquent aussi des exercices militaires, suivent des cours. Sur un bâtiment figure l’inscription « école » en russe et plusieurs clichés nous montrent des groupes d’hommes, de femmes, écoutant un instructeur.

Cours d'enseignement militaire. Photo © Coll. Bondier-Lecat.

Cours d’enseignement militaire. Photo © Coll. Bondier-Lecat.

Le reportage présente les lieux et les activités indispensables au bon fonctionnement d’un camp de plus d’un millier de personnes : la buanderie, la blanchisserie, l’entretien des véhicules attribués par les autorités françaises – Le parc automobile du camp : deux camions et deux voitures de tourisme avaient été mis à disposition par les autorités. Entre le fourgon Citroën U23 et le cabriolet Ford V8 décoré de deux étoiles rouges, une Citroën traction est visible, probablement celle réquisitionnée de force à un capitaine du 108e RI, le 12 février 1945, l’atelier de couture, la menuiserie, la cordonnerie.

Lors de l’installation, le capitaine Rochecau, inspecteur technique des camps d’étrangers avait estimé nécessaire 1 500 paires de chaussures, et les Soviétiques avaient demandé des outils pour mettre en place cet atelier…

Le parc automobile du camp. Photo © Coll. Bondier-Lecat.

Le parc automobile du camp. Photo © Coll. Bondier-Lecat.

Plus originaux, un atelier où sont peints des portraits de Staline et un local de radiodiffusion interne. Grâce aux haut-parleurs disposés dans le camp, ce matériel permettait probablement de diffuser Radio-Moscou dans le camp, des informations, de la musique…

Les « animateurs » de la radio du camp : micro, poste TSF, tourne-disque-cartes. Photo © Coll. Bondier-Lecat.

Les « animateurs » de la radio du camp : micro, poste TSF, tourne-disque-cartes. Photo © Coll. Bondier-Lecat.

Sur l’ensemble des photographies, la mise en scène est évidente. Le but de ce reportage commandé (mais par qui ? : le comité France-URSS, le PC…?) est de montrer un camp discipliné, actif, remarquablement bien organisé, en somme un camp à l’image de l’URSS, ou en tout cas à l’image que ses fidèles veulent donner de la patrie du socialisme, guidé par un Staline omniprésent. Il s’agit bien d’une commande dans un but de propagande, mais destiné à quel public ? Aux lecteurs des publications de France-URSS, à la population locale, aux repliés eux-mêmes… ? Difficile à dire.

Soviétiques du camp de Creysse au printemps 1945. Photo © Coll. Bondier-Lecat.

Cohabitation difficile avec le voisinage…

Cependant, cette volonté de montrer un camp idéal est fortement remise en question par la réalité et cet enthousiasme est loin d’être partagé par les habitants voisins du camp. Des Soviétiques se rendent en effet coupables de multiples délits : vols dans les fermes, à la gare, à l’école de Creysse, dégradations des cultures, violences physiques sur des agriculteurs, des ouvriers des papeteries Dumas, des habitants… Le Maire lui-même est menacé à deux reprises par des Soviétiques armés qui veulent du tabac. Les plaintes affluent : vingt-huit plaignants pour le mois de juillet !

On peut lire ceci dans les courriers reçus par les autorités (Archives départementales de la Dordogne, 42W58/3) : « Les enfants ne peuvent plus aller garder les bêtes seuls étant menacés. Ces jours-ci, j’ai été obligé de prendre un fusil pour les défendre et me défendre », ou encore « je proteste contre les Russes, la situation est de plus en plus intenable par leur brutalité et leurs menaces ; comme vous le savez nous avons été blessés moi et ma femme ». Il faut « nous débarrasser de cette horde ». Et tous déplorent l’impuissance des pouvoirs publics.

Le commandant Kowalov à son bureau. Photo © Coll. Bondier-Lecat.

Le commandant Kowalov à son bureau. Photo © Coll. Bondier-Lecat.

Le commandement

Le commandant du camp, Kowalov (ou Kowalew) montre le mauvais exemple. Il a la réputation d’être souvent en état d’ébriété. Le 12 février, il réquisitionne de façon autoritaire et brutale la Citroën traction avant du capitaine Raynaud du 108e RI à la caserne de Bergerac, frappant violemment le lieutenant qui s’y oppose. Les insultes fusent. Les officiers français sont menacés par un détachement russe arrivé en renfort. Les militaires français cèdent face à la farouche détermination des Soviétiques, prêts à faire usage de leurs armes. Finalement, le véhicule est laissé aux Soviétiques…

En juillet, Kowalov est relevé de ses fonctions pour avoir détourné des vêtements, des denrées et de l’essence alloués au camp et à ses compatriotes. Il est éloigné de Creysse et conduit à Paris avec sa femme par un officier supérieur soviétique.

Le camp est fermé le 12 août 1945. Les Soviétiques sont rapatriés par chemin de fer, via l’Allemagne, en URSS. Une dizaine de militaires soviétiques restent pour procéder à la liquidation du camp. Ils partent avec une quinzaine de femmes enceintes qui ne peuvent voyager dans les wagons de marchandises. À ce propos, dix-neuf naissances sont enregistrées à l’état-civil de Bergerac, ainsi que deux décès.

En répondant « au vœu exprimé par la partie saine de la population », comme l’écrivait le secrétaire général de la police au Commissaire de la République en juillet 1945 (Note du 19 juillet 1945, Archives de la Haute-Vienne. J’ai mis en italique l’expression utilisée par le SG qui sous-entend l’existence d’une population non-saine – les communistes ? – qui soutiendrait les Soviétiques, dossier 186W4 art.104). Le départ des Soviétiques soulage les habitants de Creysse et des environs. La presse locale ne le mentionne même pas et il ne semble pas qu’une quelconque manifestation l’ait accompagné. C’est dans une indifférence quasi-générale que se clôture l’épisode soviétique en Pays bergeracois.

Hervé Dupuy, auteur de l’article

Fac-similé de couverture du magazine Secrets de Pays n° 5 qui a publié cet article sur le camp russe de Creysse.

Remerciements :

Merci à Michel Lecat qui nous a donné accès à ce fonds d’archive photographique exceptionnel et qui nous a permis d’en publier librement plusieurs clichés. L’intégralité du reportage sur le camp russe de Creysse est consultable sur le site de la Galerie Bondier-Lecat.

Merci à Danièle Carrance pour sa traduction des textes en russe figurant sur les photos.

Merci à Pierre Boitrel qui a restauré toutes les photos illustrant cet article.

Vous pouvez vous procurer la version papier de cet article qui a été publié dans le magazine Secrets de Pays (1er semestre 2015, n° 5), via le site www.secretsdepays.fr.

2 Commentaires de l'article “Des Soviétiques en Périgord en 1945 : « le camp de Creysse » (janvier – août 1945)”

  1. Albert Gilmet dit :

    Bonjour,
    L’information d’un camp russe à Creysse m’est parvenue par le truchement d’un Forum – Le Monde en guerre 1939-945.
    J’habite St-Germain et Mons. Je passe régulièrement devant l’espace qui était occupé par le camp russe. A présent, je ne resterais plus indifférent lors de mes prochains passages devant ces lieux.
    Merci pour ce devoir de mémoire.
    Cordialement
    Albert

  2. Jacky Tronel dit :

    Bonjour Albert,
    Pour info, une publication est en projet… qui présentera les 119 photos du reportage du fonds de la Galerie Bondier-Lecat.
    Merci pour l’intérêt que vous portez à ce sujet qui relève, en effet, du devoir de mémoire. Celle-ci était complètement enfouie, pour ne pas dire perdue !
    Cordialement,
    JT

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